Les obsèques d’un activiste anti-Kabila, Luc Nkulula, tué dans l’incendie de sa maison le weekend dernier, ont eu lieu jeudi à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, sans incidents majeurs.
Aucun incident majeur n’a été signalé lors des obsèques de ce fondateur du mouvement Lutte pour le changement (Lucha).
Jeudi matin, des membres des mouvements pro-démocratie de Goma s’étaient rendus à la morgue de l’hôpital général de la ville pour récupérer le corps de leur camarade décédé selon eux dans « des circonstances suspectes » dans la nuit de samedi à dimanche.
Des militants de Lucha vêtus de t-shirts et de pantalons noirs, se tenant par la main, ouvraient le cortège funèbre, suivis des membres de la famille, de curieux et des responsables de l’opposition. 
« Lucha rend hommage à Luc Nkulula », pouvait-on lire au loin sur une banderole.
Derrière le corbillard qui transportait le cercueil enveloppé du drapeau de la RDC, trois colonnes de plus d’une trentaine de jeunes activistes habillés en t-shirts blancs, marchaient d’un pas pesant, les bras croisés dans le dos.
Ils chantaient en l’honneur de leur camarade qu’ils considèrent comme un « héros ».
Des curieux et des chauffeurs de taxis motos ont accompagné le cortège funèbre à coups de klaxon jusqu’au lieu de la messe, la grande salle du collège Mwanga à Goma.
Le corps y a été exposé, permettant à chacun de rendre un dernier hommage à cet activiste de 33 ans qui s’était fait remarquer lors des manifestations organisées par Lucha.
C’est au cimetière de Makao, dans la périphérie de Goma, qu’il a été inhumé vers 17h (15h TU).
La justice congolaise a annoncé avoir ouvert une enquête, que la mission de l’ONU en RDC (Monusco) « se propose de soutenir », lundi après le décès de Luc Nkulula, activiste anti-Kabila tué dans un incendie suspect à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’annonce de l’ouverture d’une enquête par le parquet « est une bonne chose » et « nous encourage ». Cependant, « nous demeurons ferme dans notre position dans la demande d’une enquête internationale, (…) avec une organisation spécialisée en matière d’incendie », a réagi Giva Kombi, un des dirigeants de Lutte pour le changement (Lucha), mouvement pro-démocratie basé à Goma.
Le même jour, le comité des laïcs catholiques organisateurs de trois marches anti-Kabila fin 2017 et début 2018, dont la répression a fait 15 morts, a exigé une enquête réellement indépendante pour déterminer les circonstances de la mort du militant.
Afrique Diplo