Le parti du Président togolais, Faure Gnassingbé, a remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale à l’issue des Législatives de lundi 29 avril, selon une annonce faite, samedi 4 soir, par la Commission électorale togolaise.
Et selon les résultats provisoires annoncés par le président de la Commission électorale nationale indépendante, Dago Yabré, un total de 108 sièges de députés sur 113 revient au parti présidentiel. Le chef de l’Union pour la République, qui n’est autre que Faure Gnassingbé, est donc le nouveau Président. Le taux de participation a été de 61%, selon la Commission électorale.
Si la Cour constitutionnelle confirme ces résultats, il s’agira d’une victoire écrasante pour le parti du Président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. A la tête de ce pays ouest-africain, à la suite de son père, qui a dirigé le pays pendant 38 ans, Faure Gnassingbé pourra diriger le Togo pendant six autres années, au moins. 
L’opposition, qui avait boycotté le dernier scrutin législatif de 2018, comptait sur une forte mobilisation de ses électeurs mais le parti du président Faure Gnassingbé – l’Union pour la République (Unir) – a raflé 108 sièges de députés sur 113, selon les résultats provisoires proclamés samedi soir par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Selon la Ceni, la participation a été de 61%.
« Ce ne sont pas des élections, c’est un hold-up électoral », a ajouté M. Apévon qui dénonce des « fraudes massives ». Tout comme Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais (PT, opposition), qui a dénoncé dimanche sur X une « mascarade électorale » et a appelé l’opposition à « réorienter (sa) lutte« .
Les allégations de fraude ont été balayées par Mme Kayi Raymonde Lawson, députée du parti majoritaire Unir. « L’opposition ne peut que crier à la fraude, c’est de bonne guerre. C’est l’humiliation totale », a-t-elle déclaré, estimant que l’opposition « s’est écrasée comme un Boeing descendu du ciel ».
La nouvelle Constitution togolaise suscite une vive controverse. L’opposition et la société civile la dénoncent comme un « coup d’État constitutionnel » visant à maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir. En effet, selon l’ancienne Constitution, il ne lui restait qu’un seul mandat à briguer en 2025. Avec le changement, Faure Gnassingbé peut être reconduit indéfiniment.
L’opposition redoute que la suppression de l’élection présidentielle au suffrage direct ne permette à Faure Gnassingbé de se faire reconduire indéfiniment, tant que son parti domine les élections législatives. De son côté, le parti au pouvoir défend la réforme, arguant qu’elle renforce la représentativité des institutions.
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