Lors d’une rencontre avec des membres de la diaspora congolaise au Caire, le président congolais, Félix Tshisekedi, a dénoncé les « intentions belliqueuses et hégémoniques » de son homologue rwandais, Paul Kagame, dans la région en guerre.
Le président congolais, Félix Tshisekedi, a accusé, dimanche 2 novembre, son homologue rwandais, Paul Kagame, de nourrir des ambitions territoriales sur l’est de la République démocratique du Congo (RDC), région frontalière riche en ressources naturelles.
La zone est le théâtre de conflits armés depuis trois décennies. Les violences se sont intensifiées depuis janvier avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le groupe armé Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda et son armée. 
Lors d’une rencontre avec des membres de la diaspora congolaise au Caire, le président Tshisekedi a dénoncé les « intentions belliqueuses et hégémoniques » de Kigali, note la présidence de la RDC sur X. L’objectif de M. Kagame est de « scinder notre pays et d’occuper, voire d’annexer, la partie est qui est une terre très riche en ressources minérales et agricoles », a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat congolais a également déploré l’échec de la signature d’un l’accord de paix à Luanda, en décembre 2024, qu’il attribue à l’absence du président rwandais. « Nous ne nous sommes pas avoués vaincus », a-t-il affirmé, soulignant les efforts diplomatiques de Kinshasa pour mobiliser la communauté internationale en faveur de sanctions contre Kigali.
Après l’impasse de Luanda, les autorités congolaises et le M23 ont signé, en juillet, à Doha, une déclaration de principe en faveur d’un « cessez-le-feu permanent », à la suite d’un accord de paix conclu, fin juin, à Washington, entre la RDC et le Rwanda.
Ces deux initiatives n’ont toutefois pas permis de faire taire les armes. L’armée congolaise et le M23 s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu. M. Tshisekedi a annoncé que « les discussions de Doha devraient reprendre la semaine prochaine », en prélude à une rencontre avec M. Kagame prévue à Washington sous l’égide du président américain, Donald Trump, « en vue d’entériner les deux accords ».
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