La Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) a annoncé lundi qu’un important accord de coopération avait été conclu avec le gouvernement angolais sur la trajectoire de développement durable et le programme de réformes macroéconomiques de l’Angola.
« Une série d’entretiens de haut niveau avec les autorités angolaises a abouti à des discussions au palais présidentiel, lors desquelles quatre domaines principaux de coopération ont fait l’objet d’un accord », a déclaré la CEA dans un communiqué.
Parmi les quatre domaines principaux figure notamment « aider l’Angola à rétablir la stabilité macroéconomique et à diversifier son économie dans le contexte du Plan de développement national 2018-2022 du pays ». 
L’amélioration de la gestion de la dette publique, l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique du pays et la valorisation des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) font également partie de l’accord de coopération.
Selon la CEA, le « programme de réformes (du président angolais João Lourenço) comprend une série de mesures visant à rendre l’économie angolaise plus diversifiée et moins tributaire du pétrole -notamment une démarche visant à restructurer les sociétés publiques inefficaces, à renforcer la viabilité budgétaire du pays, à réduire l’inflation, à améliorer les fondamentaux macroéconomiques globaux, à favoriser l’inclusion sociale, à endiguer la corruption et à améliorer le climat des affaires afin de stimuler les investissements étrangers et locaux ».
La Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, « a félicité le président angolais pour les mesures de réforme audacieuses et les progrès réalisés jusqu’à présent, qui, s’ils sont maintenus, pourraient consolider la position de l’Angola en tant qu’une des premières économies d’Afrique », a indiqué le communiqué de la CEA.
« Nous espérons que l’Angola fera partie de la communauté des nations africaines qui auront ratifié l’AfCFTA lorsque nous nous rencontrerons à Niamey, en juillet prochain », a ajouté Mme Songwe.
Mme Songwe a également déclaré que la CEA « pourrait travailler avec les autorités angolaises pour proposer des solutions intelligentes susceptibles d’aider le pays à économiser de l’argent, lequel pourrait ensuite être consacré à d’autres priorités de développement, notamment celles qui contribueraient à l’inclusion sociale et à la croissance inclusive ».
« Mme Songwe et son équipe d’experts ont suggéré au président, Joao Lourenço, et au ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Joao Baptista Borges, que tout soit mis en œuvre afin de davantage diversifier le mix énergétique de l’Angola en augmentant la part d’énergies renouvelables dans la production énergétique totale du pays », lit-on dans le communiqué.
Un approvisionnement énergétique fiable et plus propre est essentiel à la progression de l’Angola vers la diversification économique et le développement durable, a préconisé lundi la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations Unies dans un communiqué publié lundi.
Cet appel urgent a été formulé par la secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, qui a récemment eu des entretiens avec de hauts responsables du gouvernement angolais au sujet des futurs domaines de coopération.
Selon les chiffres de la CEA, la production énergétique en Angola est d’environ 3 334 mégawatts, dont 55% proviennent de centrales diesel.
« Le fuel est importé alors que l’Angola est le second plus gros producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria », a déclaré la CEA, ajoutant que l’accès à l’énergie dans le pays se situe à hauteur de 35 %. « L’énergie est l’un des secteurs les plus exigeants en matière de financement pour des économies en voie de développement comme l’Angola », a affirmé Mme Songwe.
La CEA a également révélé qu’un accord avait été conclu entre les responsables de la CEA et les autorités angolaises sur l’urgence d’augmenter la part des énergies renouvelables, notamment de l’énergie solaire, et des centrales à gaz dans le mix énergétique global de l’Angola.
Selon la CEA, cet objectif pourrait être réalisé via des mini-réseaux ou des solutions hors réseaux impliquant des panneaux solaires, surtout en ce qui concerne la satisfaction des demandes des clients non-industriels dans quelque 164 municipalités qui dépendent actuellement de solutions énergétiques fonctionnant au diesel.
La responsable de la CEA, qui a reconnu « les mesures positives » déjà prises par l’Angola pour élargir son assiette fiscale, a également demandé un « travail sérieux pour améliorer la gestion de la dette publique, y compris l’utilisation de la dette libellée en monnaie locale ».
La CEA a suggéré aux autorités angolaises « d’adopter l’économie numérique comme un moyen d’explorer le potentiel créatif de la jeunesse et de créer des emplois dans les secteurs des services et autres ».
La CEA a également annoncé dans son communiqué que le gouvernement angolais envisage de ratifier l’accord AfCFTA avant le sommet de l’Union africaine, prévu en juillet à Niamey, capitale du Niger, décrivant l’AfCFTA comme « une opportunité d’investissement permettant à l’Angola de bâtir une économie diversifiée et compétitive », et ajoutant que « l’Angola devrait en profiter pour accélérer son programme de diversification économique horizontale et verticale ».
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