Le Kenya a accueilli lundi le séminaire sur la coopération Chine-Afrique en matière d’infrastructures, tandis que de nombreux pays africains ont appelé à un renforcement de leurs relations avec la Chine pour stimuler la modernisation des routes, des ports, des voies ferrées et des réseaux de télécommunications en Afrique.
Cette rencontre de deux jours était organisée par l’ambassade de Chine au Kenya, le ministère kenyan des Transports et le Consortium africain pour la recherche économique (AERC), un groupe de réflexion basé à Nairobi. 
James Macharia, le Secrétaire kenyan des Transports, a déclaré dans son discours inaugural que la construction de la Voie ferrée à écartement standard (SGR) financée par la Chine entre Mombasa et Nairobi était un modèle de coopération réussie avec la Chine, et avait permis de stimuler le développement des infrastructures locales et d’amener de profondes transformations socio-économiques.
« Le projet du SGR a tout changé. Les bénéfices qu’il apporte sont en phase avec le programme des ‘Quatre grands chantiers’ du gouvernement », a indiqué M. Macharia, ajoutant que l’extension de cette voie ferrée moderne vers la frontière ougandaise allait contribuer à stimuler le commerce et l’industrialisation le long de ce couloir.
Zhou Yuxiao, ambassadeur de Chine pour les affaires liées au Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC), et Sun Baohong, ambassadrice de Chine au Kenya, se sont joints à l’occasion du séminaire à des législateurs et à des universitaires pour discuter du développement des infrastructures en tant que pilier essentiel des relations sino-africaines.
M. Zhou a déclaré que la Chine était déterminée à soutenir les projets d’infrastructures modernes tels que la SGR Mombasa-Nairobi, dans le but d’accélérer le développement durable de l’Afrique.
« Dans sa coopération avec l’Afrique, la Chine attache une grande importance aux bénéfices économiques et sociaux des projets qui sont mis en place. Elle estime que les grands projets d’infrastructures et de développement industriel doivent être planifiés et exécutés en parallèle, afin qu’ils se renforcent mutuellement, tout en renforçant les capacités de l’Afrique en matière de développement durable et autonome », a-t-il indiqué.
Sun Baohong, l’ambassadrice de Chine au Kenya, a quant à elle déclaré que la prospérité de l’Afrique reposait sur le développement de grands projets d’infrastructures modernes.
« Le décollage économique des pays africains, dont le Kenya, ne pourra se faire sans une amélioration de leurs infrastructures », a-t-elle souligné.
Lemma Senbet, directeur exécutif de l’AERC, a indiqué que la Chine s’était imposée comme un partenaire fiable dans la modernisation des infrastructures africaines.
Il a déclaré que les projets d’infrastructures financés par la Chine avaient permis d’améliorer l’intégration régionale, l’accès aux marchés et le développement du secteur financier.
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