Le Zimbabwe et l’Union européenne (UE) ont lancé mercredi un dialogue politique formel au sein de l’Accord de partenariat des régions Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) avec l’UE, aussi connu sous le nom d’Accord de Cotonou, au cours d’une session organisée par le ministère zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international.
Le chef de la délégation européenne au Zimbabwe, Timo Olkkonen, a déclaré qu’il espère que le dialogue politique formel pourra constituer une partie intégrante des relations entre les deux partenaires, en vue de discuter de manière franche des intérêts communs et des domaines à explorer tout en renforçant la compréhension mutuelle. 
Il a indiqué que le gouvernement zimbabwéen avait clairement affirmé la nécessité de réformes politiques et économiques majeures au bénéfice du peuple et a promis le soutien de l’UE au pays tout au long de son calendrier de réformes.
Les relations Zimbabwe-UE ont démarré en 1982, deux ans après que le pays a obtenu son indépendance du Royaume-Uni.
Cependant, les relations ont commencé à se détériorer en 2000 et en 2002, le Conseil de l’UE a imposé des mesures restrictives contre les individus et entreprises tenus pour responsables de graves violations des droits de l’Homme et des libertés d’opinion, d’association et de réunion pacifique.
Ces mesures, dont une interdiction de voyager et un gel des avoirs, ont été progressivement levées ces dernières années et seuls l’ex-président Robert Mugabe, sa femme et l’entreprise Zimbabwe Defense Industries sont toujours sur la liste. Elles comprenaient aussi un embargo sur les armes qui est toujours en place.
L’UE a également maintenu des « mesures appropriées » entre 2002 et 2014, suspendant toute coopération directe avec le gouvernement pour le développement mais redirigeant son soutien via des organisations internationales ou de la société civile.
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