A poster of imprisoned presidential candidate Ayachi Zammel is displayed at the entrance of his electoral headquarters on September 16, 2024, in Tunis, ahead of presidential election. Tunisian presidential candidate Ayachi Zammel was placed in custody shortly after being released from pretrial detention on suspicion of forging ballot signatures, his lawyer said on Friday. Zammel, 43, is one of only two candidates approved by the electoral authority, ISIE, to challenge President Kais Saied in the October 6 poll. (Photo by FETHI BELAID / AFP)
Le leader du parti d’opposition Azimoun, déjà condamné une semaine plus tôt à vingt mois de prison, était poursuivi pour falsification de documents.
Ayachi Zammel, candidat à l’élection présidentielle en Tunisie, a été condamné à six mois de prison, mercredi 25 septembre, pour falsification de documents, a déclaré son avocat.
Cette condamnation, qui s’ajoute aux vingt mois de prison qui lui avaient déjà été infligés il y a une semaine, survient à quelques jours du scrutin du 6 octobre, que l’opposition et la société civile considèrent comme faussé au bénéfice du président sortant, Kaïs Saïed, qui se représente.

L’avocat d’Ayachi Zammel, Abdessattar Massoudi, a dénoncé une décision « injuste » et une « farce ». « Mais nous défendrons ses droits jusqu’à la dernière minute », a-t-il ajouté.
A la tête du parti d’opposition Azimoun, M. Zammel a été arrêté il y a deux semaines, accusé de falsification de parrainages, ce qu’il nie.
Il est l’un des trois candidats à l’élection présidentielle avec Kaïs Saïed et Zouhair Magzhaoui. Trois autres candidats ont été disqualifiés par la commission électorale ce mois-ci.
Kaïs Saïed, élu démocratiquement à la présidence en 2019, a dissous le Parlement deux ans plus tard, révoqué le gouvernement, et dirige depuis le pays par décrets.
Il a déclaré l’année dernière qu’il ne livrerait pas le pays à des « non-patriotes » et présente ses mesures comme essentielles à la lutte contre la corruption.
AFP