La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a ouvert mardi à Lomé sa 53e session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, au lendemain de son sommet conjoint avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a constaté Afrique Diplo.
Faure Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO et chef de l’Etat togolais, a présidé l’ouverture de cette session en présence des chefs d’Etat et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et de la Sierra Leone. 
Devant cette audience, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, nouveau président de la Commission de la CEDEAO nommé lors de la 52e session ordinaire en décembre 2017 à Abuja au Nigeria, et les nouveaux juges de la Cour de justice du regroupement régional ont prêté serment dans la capitale togolaise.
« Au cours de cette 53e session ordinaire, nous aurons à examiner, comme par le passé, plusieurs dossiers sur des sujets comme la situation dans notre sous-région, et de notre organisation, la crise alimentaire dans certains pays », a dit M. Gnassingbé.
Le président en exercice de la CEDEAO a cité, entre autres, le commerce international, les réformes institutionnelles, la situation politique dans certains pays, indiquant qu’il s’agit de « questions importantes » pour la marche de la CEDEAO.
Le sommet se penchera notamment sur la crise politique qui agite le Togo depuis août 2017 et qui est relative à la divergence de vues entre le gouvernement et une coalition de 14 partis d’opposition sur les réformes constitutionnelles à opérer dans ce pays.
A la lumière de l’évolution de la médiation de la CEDEAO dans la crise togolaise, le sommet proposerait une feuille de route aux protagonistes pour une sortie de crise pacifique.
Afrique Diplo