L’armée américaine a annoncé jeudi avoir tué cinq combattants shebab lors d’une frappe dans une région reculée de Somalie, pays qui mène une vaste offensive contre ce groupe d’islamistes radicaux affilié à Al-Qaïda.
L’opération menée mercredi près de Bacadweyne a été conduite à la demande du gouvernement somalien, précise le commandement militaire américain pour l’Afrique dans son communiqué. « Selon les premiers éléments, la frappe a tué cinq combattants shebab », ajoute-t-il.
Début février, les chefs d’Etats de la Corne de l’Afrique avaient annoncé leur volonté de donner une « impulsion finale » pour « libérer complètement » la Somalie des islamistes radicaux shebab. L’armée somalienne, avec des milices locales, a repris ces derniers mois le contrôle de parties du territoire, aidée par des frappes aériennes américaines et celles de l’Union africaine. 
Mais le groupe jihadiste, qui combat le gouvernement depuis 2007, reste solidement implanté dans de vastes zones rurales et mènent des attaques meurtrières en Somalie et au Kenya voisin.
Le contrôle de Las Anod, ville située sur un axe commercial, a changé de mains plusieurs fois ces dernières décennies. En janvier, des manifestations, déclenchées par le meurtre fin 2022 d’un politicien local, ont secoué la ville, où les partis d’opposition et des groupes de défense des droits humains accusent les forces du Somaliland d’avoir tué plusieurs manifestants.
Ancien protectorat britannique, le Somaliland imprime sa propre monnaie, délivre ses passeports et élit son gouvernement, mais l’absence de reconnaissance internationale le maintient dans l’isolement.
Cette région, relativement stable par rapport au reste de la Somalie, est secouée depuis plusieurs mois par des violentes manifestations et des crises politiques. En août, des manifestants ont été tués lors de manifestations antigouvernementales, et en octobre, une décision du conseil des sages de prolonger le mandat du président après le report des élections a provoqué un tollé de l’opposition.
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