L’armée congolaise a exposé jeudi à Beni 23 corps de « terroristes » qu’elle affirme avoir tués au combat dans l’est de la République démocratique du Congo, là même où le groupe Etat islamique a de nouveau revendiqué une attaque contre l’armée congolaise.
Des d’habitants sont venus voir les cadavres à la mairie de Beni, ville où des centaines de civils ont été massacrés depuis octobre 2014 dans des attaques attribuées aux milices des Forces démocratiques alliés (ADF).
Dans le territoire de Beni, ces attaques sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l’origine des rebelles musulmans ougandais présents dans la région depuis plus de 20 ans. 
Les ADF sont à l’origine des rebelles ougandais musulmans installés depuis 20 ans dans l’est du Congo.
« Tôt ce matin (jeudi), les ADF ont attaqué notre position dans la localité de Ngite-Mavivi. Nos hommes ont réagi et ont infligé une lourde perte dans leurs rangs », a déclaré le porte-parole de l’armée congolaise, le général major Leon-Richard Kasonga.
L’armée a promis « d’enterrer ces terroristes avec dignité ».
La localité de Mavivi, proche de l’aéroport de Beni, est vidée de sa population.
Plus tard dans la journée, le groupe Etat islamique – région d’Afrique centrale a revendiqué une attaque contre l’armée congolaise « près du village de Mavivi, dans la zone de Beni ».
L’information a été donnée par Site intelligence group, qui a traduit en anglais le communiqué de l’EI.
Le nom « Chianchiani » apparaît dans l’un des deux communiqués diffusés par l’EI, d’après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, qui revendique une expertise au sujet de mouvements islamistes terroristes.
« Les soldats du Califat ont donné l’assaut à des baraquements de l’armée congolaise dans le village de Chianchiani à Beni (…), ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d’autres d’entre eux ont fui ».
« Les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l’armée congolaise hier dans le village de Kumbwa à Kamango », lit-on dans le deuxième communiqué traduit de l’arabe en anglais.
Le groupe EI affirme aussi avoir attaqué « trois casernes utilisées conjointement par l’armée congolaise et les forces des Nations croisées unies » – à savoir les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).
L’EI affirme avoir « tué et blessé des douzaines » de personnes.
« Nous avons mené une opération à cinq heures contre les ADF. Nous n’avons enregistré aucune perte », a répondu le porte-parole de l’armée congolaise.
La Monusco affirme de son côté qu’il n’existe pas de casernes partagées entre la force des Nations unies et l’armée congolaise.
La Monusco affirme avoir envoyé une force de réaction rapide en soutien à l’armée congolaise après une attaque de présumés ADF. Un Casque bleu blessé a été évacué vers Goma.
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