La justice congolaise a décidé d’accorder la liberté provisoire à un journaliste en prison depuis janvier 2017 pour “complicité de rébellion” avec l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi.
“La chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville a accordé une liberté provisoire au journaliste Ghys Fortuné Dombé-Bemba aujourd’hui (lundi) au cours d’une audience publique”, a indiqué une source judiciaire. 
La région de Pool a replongé dans la violence depuis avril 2016, à la suite de la validation des résultats de la réélection contestée du président Denis Sassou Nguesso.
Originaire du Pool, comme le pasteur Ntumi, M. Dombé Bemba dirige depuis plus d’une décennie le journal Thalassa qui publie des articles critiques et des informations sur des abus imputés au pouvoir de Brazzaville.
Les services de la police judiciaire l’accusaient de “complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l‘État en relation avec Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi”.
Les ex-combattants ninjas du pasteur Ntumi ont affronté l’armée régulière dans le Pool (sud), région voisine de Brazzaville, entre avril 2016 et décembre 2017, date de signature d’un accord qui a mis fin aux hostilités.
Un mandat d’arrêt contre M. Ntumi n’a toujours pas été levé, malgré cet accord conclu avec le pouvoir en décembre 2017.
En novembre 2017, plusieurs ONG avaient appelé à sa libération jugeant son arrestation “arbitraire”. Elles avaient également déploré la dégradation de sa santé en prison.
En novembre dernier des organisations de défense des droits de l’homme, dont Reporters sans frontières (RSF), avaient appelé à la libération du journaliste.
Le Congo-Brazzaville occupe la 114e place dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par cette ONG en 2018.
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