Les chefs d’état-major des pays membres de la CEDEAO ont rencontré, le week-end dernier, les militaires qui ont pris le pouvoir au Burkina Faso. Cette rencontre a eu lieu presqu’une semaine après le coup d’Etat qui a renversé l’ancien président Roch marc Christian Kaboré.
Les rencontres se sont déroulées à huis clos.
Les chefs d’état-major ont eu une séance de travail avec le chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, selon un communiqué de la présidence du Faso.
La délégation est arrivée samedi matin à Ouagadougou. Elle était conduite par Francis Béhanzin, commissaire à la paix et à la sécurité de la CEDEAO et par le vice-amiral Seth Amoama, le chef d’état-major du Ghana. 
La junte réunie au sein du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), a expliqué aux émissaires de la CEDEAO que les récents changements politiques répondent aux attentes des populations en termes de sécurité, de refondation de la Nation Burkinabè et des valeurs de la République, indique le communiqué de la présidence.
Les émissaires sont restés 48h au Burkina.
Lundi, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest Mahamat Saleh Annadif, effectue une mission conjointe d’évaluation de la situation avec Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères du Ghana.
La CEDEAO a suspendu le Burkina Faso de ses instances lors de son sommet virtuel vendredi 26 janvier 2022.
Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, nouvel homme fort du pays, en tenue militaire, est apparu à la télévision nationale pour sa première adresse à la nation jeudi. Il a commencé en rendant hommage aux victimes du terrorisme.
« Je voudrais me recueillir sur la mémoire des hommes et des femmes, civils comme militaires, dont le sang a mouillé le sol de notre Patrie dans cette lutte que nous menons de façon acharnée », a affirmé le lieutenant-colonel.
La lutte contre le terrorisme semble donc être au premier plan. « Il nous faut, en effet, réduire significativement les zones sous influence terroriste et les impacts de l’extrémisme violent en redonnant aux Forces de défense et de sécurité́ ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie, la volonté de combattre et d’aller encore plus à l’offensive avec des moyens adéquats », a rassuré celui qui est désormais à la tête de l’exécutif du Faso. Ainsi il a appelé à l’union sacrée des Burkinabè pour vaincre ce fléau.
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