Considéré comme une organisation terroriste par le pouvoir d’Alger, le MAK, dirigé par Ferhat Mehenni, a su s’attirer l’appui du Maroc et d’Israël, et cherche le soutien des Etats-Unis.
Le MAK, qui voit l’Algérie comme un « occupant » de la Kabylie, est désormais la bête noire du régime. Son histoire débute au lendemain du « printemps noir » de 2001, lorsque la répression des protestations contre le pouvoir central fait 126 morts en Kabylie.
Ce mouvement politique est né à la suite des événements qu’a connu la Kabylie et la contestation de la population contre le pouvoir algérien et pour la justice sociale pendant le Printemps noir de Kabylie en 2001.
Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie est devenu le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) le 4 octobre 2013. Le mouvement se réclamant pacifiste, a lutté dans un premier temps (avant 2013) pour une autonomie avant de prôner l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Kabylie incluant comme option son indépendance. 
En 2013, une association formée à Paris par le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie vise à former un gouvernement provisoire kabyle (GPK). Le MAK demeure un groupe minoritaire établi essentiellement à l’étranger. Seule une infime partie des Kabyles adhère à ses thèses, ce parti est désormais considéré comme « terroriste » par les autorités algériennes.
Le 18 mai 2021, après réunion du Haut Conseil de Sécurité algérien (HCS), le MAK est classé comme « organisation terroriste » par l’État algérien à la suite d’accusations dont il fait l’objet de la part de ce dernier à propos de la planification supposée d’actes terroristes. Ces accusations émises par le ministère de la Défense nationale algérien ont été réfutées par le MAK.
En 2024, le MAK est suspecté par la justice algérienne d’avoir tenté de faire passer illégalement des armes en Algérie en vue de commettre des actes terroristes. En mai 2025, la cour d’appel de Paris refuse d’extrader Aksel Bellabbaci, un responsable du MAK réfugié en France et accusé d’« actes terroristes » par les autorités algériennes.
Longtemps réduit au cercle des observateurs des tribulations politiques algériennes, le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) a acquis une visibilité inédite avec l’affaire Christophe Gleizes. Le 29 juin, ce journaliste français a été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » par le tribunal de Tizi Ouzou, après avoir passé treize mois sous contrôle judiciaire – son procès en appel pourrait se tenir à l’automne. Parti en reportage en Algérie pour le magazine So Foot, il est coupable, aux yeux de la justice algérienne, d’avoir entretenu des contacts avec ce mouvement indépendantiste classé depuis 2021 comme organisation terroriste par Alger.
Christophe Gleizes, 36 ans, a été condamné à sept ans de prison ferme en Algérie, notamment pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». Le pouvoir lui accusse »d’avoir été en contact avec un dirigeant du club de foot de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), par ailleurs responsable du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK). »
Bien que le MAK et le Gouvernement provisoire kabyle (GPK) mènent des actions sur la scène internationale, ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance diplomatique officielle. Aucun État ni aucune organisation internationale (comme l’ONU, l’Union européenne ou encore l’Union africaine) ne reconnaît leur légitimité sur le plan institutionnel.
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