L’Algérie a été victime d’incendies meurtriers, ayant coûté la vie à 90 personnes au 9 août. Mais pour le pays, les coupables de ces départs de feu ravageurs semblent déjà tous désignés. Comme l’indique i24news ce jeudi 19 août, la présidence algérienne accuse notamment Israël, mais aussi le Maroc.
A travers un communiqué officiel, l’État algérien met en cause deux organisations qui, selon lui, sont des groupes terroristes soutenus par Tel-Aviv et Rabat, et qui seraient à l’origine des incendies.
L’Algérie réclame ainsi, dans son communiqué, « l’éradication totale des groupes, en particulier le MAK, qui bénéficie du soutien et de l’aide de parties étrangères (…) le Maroc et l’entité sioniste », cite le média. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune assure ainsi que l’Etat hébreu soutient le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), un mouvement indépendantiste de la région principalement berbère de Kabylie. Basé à Paris, le MAK a formellement démenti toutes ces accusations.
Mais Alger n’en démord pas et veut sanctionner les coupables des décès de 33 soldats et de 57 civils, alors que plusieurs suspects ont déjà été arrêtés : « Le Haut Conseil de sécurité a décidé d’intensifier les efforts des services pour arrêter le reste des individus impliqués dans les deux crimes, ainsi que tous les membres des deux mouvements terroristes qui menacent la sécurité publique et l’unité nationale », explique aussi la présidence dans le communiqué. Selon i24news, la lettre indique aussi que l’Algérie va revoir ses relations – déjà très tendues – avec le Maroc. 
Les autorités ont pointé la responsabilité du mouvement indépendantiste kabyle. L’enquête a permis de « découvrir qu’un réseau criminel, classé comme organisation terroriste », est derrière les incendies, « de l’aveu de ses membres arrêtés », assure la police. Même s’il n’est jamais cité, ces allégations visent plus spécifiquement le MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), organisation illégale en Algérie, basé à Paris.
Le MAK est né dans le sillage du « Printemps kabyle » de 2001, le MAK est une des bêtes noires du régime qui l’accuse de visées « séparatistes ». Mis en cause, le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK, indépendantiste), une organisation illégale et classée comme « organisation terroriste » en Algérie a rejeté ces accusations.
Les gigantesques incendies, qui avaient débuté le 9 août, ont détruit des dizaines de milliers d’hectares de forêts dans 26 wilayas sur les 58 que compte l’Algérie. Ils ont causé la mort d’au moins 90 personnes, parmi lesquels 33 militaires, selon divers bilans des autorités locales et le ministère de la Défense. Les sinistres ont déclenché une vague de solidarité dans toute l’Algérie et dans la diaspora.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé que la plupart des incendies étaient d’origine « criminelle ». Il a fait état de l’arrestation de 22 suspects.
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