Incumbent President Denis Sassou Nguesso holds up his ballot before casting it at a polling station in Brazzaville, Republic of Congo, March 21, 2021. REUTERS/Olivia Acland
Le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, qui cumule près de quarante ans au pouvoir, est un candidat potentiel à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2026.
Trois formations politiques au Congo-Brazzaville ont lancé une « alliance pour l’alternance démocratique en 2026 », jeudi 13 avril, alors que le président Denis Sassou Nguesso, qui cumule près de quarante ans au pouvoir, est un candidat potentiel à la prochaine élection.
Cette nouvelle plateforme de l’opposition regroupe le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), du défunt président Jacques Joachim Yhomby Opango (1977-1979), le Mouvement des républicains et le Parti du peuple. Bien que ne disposant pas d’élus au Parlement, ces trois partis rassemblent souvent leurs militants pour les sensibiliser à la nécessité, selon eux, de l’alternance.

« Il y a du monde [d’autres partis] qui va arriver. Nous avons le peuple avec nous. Il y a beaucoup de corrompus dans notre pays. Mais nous voulons amener quelque chose de nouveau », a déclaré à l’AFP Jean-Jacques Serge Yhomby Opango, vice-président du RDD et fils du fondateur du parti, après le lancement officiel de la plateforme devant les militants des trois formations. « Il faut qu’il y ait en 2026 une alternance politique et démocratique. On ne peut pas laisser les choses se faire comme ça, parce que le pays va à vau-l’eau », a-t-il dénoncé.
La prochaine élection présidentielle est prévue en 2026. Denis Sassou Nguesso, âgé de presque 80 ans, a la possibilité de se présenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution.
« Il nous reste trois ans et nous avons tout le temps pour régler les problèmes qui minent notre pays pendant les élections, notamment la gouvernance électorale, le fichier électoral », a indiqué Destin Gavet, du Mouvement des républicains. « Les organes qui planifient et conduisent toutes les opérations préélectorales et électorales sont accaparés par un seul parti, le parti au pouvoir. De facto, les règles du jeu sont viciées dès le départ », a relevé Jean-Jacques Agnangoye, du Parti du peuple.
Au Congo, l’opposition a contesté les résultats de toutes les élections organisées depuis 2002 et remportées par M. Sassou Nguesso.
AFP