Les deux assaillants de l’attentat djihadiste perpétré dans le café Aziz Istanbul, la nuit du 13 au 14 août 2017, avaient été tués. Le commanditaire avait à son tour été abattu en mai 2018 par les forces spéciales.
Deux personnes impliquées dans une attaque djihadiste contre un café, qui avait fait 19 morts en août 2017 à Ouagadougou, ont été condamnées à la prison à vie par la justice du Burkina Faso. « Deux prévenus (…) ont été jugés lors d’une session du mois de novembre et condamnés à l’emprisonnement à vie », écrit le pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes terroristes dans un communiqué, consulté jeudi 2 janvier par l’Agence France-Presse. 
Ces deux personnes avaient été interpellées au cours d’une intervention antiterroriste en mai 2018 dans le quartier de Rayongo à Ouagadougou, à la suite d’enquêtes liées à l’attaque contre le café Aziz Istanbul, a-t-il précisé.
Dans la nuit du 13 au 14 août 2017, deux assaillants avaient ouvert le feu sur cet établissement situé sur l’avenue principale de la capitale. Ils avaient été abattus, ainsi que leur commanditaire, en mai 2018, lors de l’opération des forces spéciales burkinabées. Dix-neuf personnes, dont dix Burkinabés et neuf étrangers, avaient été tuées dans l’attaque, selon le bilan officiel. Parmi les victimes étrangères figuraient deux Koweïtiens, une Canadienne, une Algéro-Canadienne, un Français, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et un Libanais.
Cette attaque, qui n’avait pas été revendiquée, survenait plus d’un an après celle ayant visé le café Cappuccino, situé à 200 mètres de l’Aziz Istanbul, et plusieurs autres établissements, dont l’hôtel Splendid, faisant 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.
Ouagadougou avait été ciblée une troisième fois, en mars 2018, par une double attaque ayant visé simultanément l’état-major des armées burkinabé et l’ambassade de France. Huit militaires burkinabés ont été tués lors de cette attaque. Selon le procureur Lafama Prosper Thiombiano, huit personnes impliquées dans cette attaque seront jugées à l’occasion d’une prochaine session dont la date n’a pas été communiquée.
Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à de nombreuses attaques de groupes armés djihadistes. Ces violences ont fait plus de 26 000 morts et près de deux millions de Burkinabés sont déplacés à cause du conflit, selon l’ONG Acled, qui recense les victimes de conflits dans le monde.
AFP